Univers Manchettellesque

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Archive pour novembre, 2008


FERMETURE DE GUANTANAMO : OBAMA JOUE –T-IL A LA ROULETTE RUSSE ?

17 novembre, 2008
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Nombreux l’ont appelé the black Kennedy (le Kennedy noir), pour son flegme et sa verve oratoire et aussi sa simplicité. 

D’autres ont vu en lui l’émissaire du rêve de Martin Luther King, le célèbre phraseur de « I have a dream ». 

Nombreux sont anxieux car persuadés qu’il subira le même destin tragique que le séducteur président que fut Kennedy. 

Ont-ils tort de penser ainsi ? 

Intéressons-nous à certains points saillants qu’il incombe de souligner. 

Barack Obama vient de confirmer sa décision de fermer la base Américaine de Guantanamo, une promesse de campagne qu’il tient à réaliser, à tout prix. 

Faits anodins certes, mais quand même utiles à souligner, tous les deux sont diplômés d’Harvard et les seuls sénateurs en fonction à avoir accédé à la fonction présidentielle. 

Plus jeunes que ceux de leurs générations, ils ont été remarqués lors des conventions démocrates après une brève allocution. 

Orateurs hors pairs tous deux, ils ont toujours attiré des foules. 

Kennedy a subjugué des foules à Berlin, de même Obama, lors de la traversée de l’Europe, pendant sa campagne. 

La silhouette des deux protagonistes a toujours fait fantasmer la gent féminine. 

Jusque-là, seul Kennedy a laissé s’exprimer sa libido, naguère tenue au noir par les services secrets, même s’il est de notoriété publique qu’il bénéficiait du soutien indéfectible de la sublimissime Marilyn Monroe !  Hollywood a toujours porté ces deux hommes sur son giron. 

Ce sont, je le reconnais, des convergences pour le moins troublantes. Mais elles n’apportent pas la preuve que leur destin soit pour autant lié. 

J’en viens maintenant au fait évoqué plus haut, la décision de fermer le centre de détention de Guantanamo. 

Les Américains purs et durs sont des patriotes invétérés.

Ils ne supportent pas la défaite et vouent une considération quasi cultuelle aux vétérans, ces soldats ayant combattu les ennemis des Etats-Unis, défendant ainsi le feu de la liberté qui brûle depuis Jefferson. 

Ils ne permettront à rien de remettre en cause leur suprématie et de menacer leur intégrité territoriale, c’est clair et cela va de soi. 

Hollywood met un point d’honneur à ce sujet. 

Tous les scénarios véhiculent l’idée d’un président Américain fort, viril et qui ne capitule pas.  Ce point a failli être le talon d’Achille d’Obama. 

Mcain lui boudait la capacité à incarner le charisme nécessaire à la charge présidentielle.  Un attentat en période électorale aurait donné du tonus aux biceps « Macainiens » atrophiés par la poussée Obamaniaque (désolé Archimède). 

Le camp républicain avait tablé sur cette éventualité ô combien regrettable mais bonne à mettre à leur actif et ne s’est pas gêné à l’insinuer, jusqu’à la mort de Barack Obama, avant la convention de Denver où il fut désigné candidat officiel par le camp démocrate.

L’enquête sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy n’est pas plus avancée aujourd’hui qu’il y a quarante ans et on en est encore à échafauder plusieurs scénarios possibles. 

Parmi les différentes causes avancées, la décision de Kennedy à capituler au Vietnam. 

Ce forfait aurait fortement déplu aux grands bonnets de l’armée qui, non seulement sentant leur influence menacée, mais aussi leur fortune leur échapper, du fait de commerces florissants établis le long du carré de Laos, auraient fomenté un complot jamais élucidé !  Il en faut des moyens pour faire une guerre, c’est bien connu. 

La guerre en Irak, même si elle n’en n’est pas l’unique cause, n’est donc pas étrangère à la chute du dollar et à la crise financière dans laquelle les Etats-Unis ont entraîné les marchés boursiers et l’économie mondiale réelle sous peu. 

Selon le Pentagone, plus de 400 milliards de dollars auront été dépensés depuis l’invasion Américaine en Irak ! 

Quand on sait que pour être dans l’à peu près du réalisme, il vaut multiplier par trois fois le bilan fourni par les médias, on dépasserait les 1200 Milliards ! Un bon coup de piston dont aurait besoin le plan Paulson. 

Le retrait des troupes d’Irak ne serait ni une victoire, ni une défaite ; juste une mesure visant à contrecarrer la conjoncture actuelle.

Obama sait que la décision est dure à prendre, mais il faudra bien passer par là. 

Il y a fort à parier que les caciques du treillis ne digèreront pas de si tôt cette décision.  Faut-il craindre des représailles, allant jusqu’à envisager un transfert de vie à trépas de notre Obama international ?  J’en doute bien. Les moyens technologiques dont disposent les services de sécurité sont nettement plus impressionnants qu’à l’époque de Fitzgerald. 

En laissant Obama mener à bien sa campagne et en l’élisant à la plus haute fonction de l’Etat, le peuple Américain a parfaitement assumé son choix post racial et a démontré au monde sa confiance inénarrable en l’homme prodige, jalonnant les bases d’un monde plus juste. 

La mort de Kennedy avait ébranlé les Etats-Unis et les Américains ne peuvent de nouveau cautionner une telle humiliation. 

Que Guantanamo soit fermé et que les troupes soient ramenées d’Irak, c’est faisable.  Toutefois, plusieurs questions demeurent : 

  • quel statut accorder aux prisonniers ?
  •  seront-ils tous relâchés ? 
  • cela risque –t-il de compromettre la lutte contre le terrorisme et rendre les Etats-Unis plus vulnérables ?
  •  les Etats-Unis dédommageront-ils les Irakiens pour invasion inopportune et désolation massive ? 
  • Obama serait-il favorable à une idée sordide visant à faire comparaître Georges Walter Bush pour avoir précipité l’invasion d’Irak, au motif avoué que ce pays abritait des armes de destruction massive dont l’existence n’a pu être prouvée ?
  •  en dehors des ses airs de beau gosse, Barack Obama tiendra –t-il toutes ses promesses de  campagne ? 
  • Il faudra quatre ans pour répondre à cette dernière question. 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  

ECONOMIE DES COUTS : VERS UN MONDE DE PLUS EN PLUS EGOISTE ?

14 novembre, 2008
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  C’est la coqueluche des entreprises modernes, le remède miracle, le produit de l’année, le must le plus prisé. 

Les économistes appellent cela l’économie des coûts. Cost savings en Anglais. 

Parmi les expressions les plus courantes « régime minceur » me prête à sourire. 

Tous, des euphémismes qui cachent mal un malaise, depuis la faillite de Lehmann Brothers aux Etats-Unis le 15 septembre 2008, qui a entraîné dans son sillage la récession économique dans ce grand pays puis dans certains pays d’Europe. 

On assiste à une décadence des mœurs d’antan. Une part de notre humanité qui s’étiole, au nom de la crise. 

Dans un avenir proche, la générosité, l’altruisme, seront bientôt considérés comme des défauts à bannir, des produits périmés, car conduisant à l’échec. Business is Business ont coutume de dire nos cousins Américains. 

Les mignons slogans comme win-win (gagnant-gagnant), we are partners (nous sommes partenaires) ont l’air has been devant la mine patibulaire des employés chevronnés qui font de l’haltérophilie cérébrale en première ligne pour sauver le navire, sans que leur bulletin de paie ne connaisse une grosseur de régime !

Pas d’augmentation de salaire. C’est le bug managérial, le mot tabou à ne pas prononcer en face de son employeur, surtout par les temps qui courent, un sésame négatif en quelque sorte ! 

Il faut tirer la sonnette d’alarme.  A propos, il me vient à l’esprit, une phrase de Churchill pleine d’illustration :  « Si on ne prend pas la crise par la main, c’est elle qui nous prendra par la gorge » Tous les regards sont tournés vers le bénéfice, plus de gains à engranger à moindre frais, alors que la motivation des ressources humaines qui produisent l’activité s’en trouve affaiblie, ce qui déteint indéniablement sur l’efficacité du personnel et partant, sur la qualité, qui devrait être un label d’exigence. 

Les réunions de crise se succèdent dans les bureaux mais on n’y parle que de chiffres, de plans de réduction des coûts, pas de l’état psychologique du commis qui s’est transformé en zombie et qui cauchemare sur son boulot, même quand il est en congés. A se demander si une autre vie est possible en dehors du travail.  Les primes sautent une à une, comme les maillons d’une chaine ; le coût de la vie galope, mais pas question de toucher au portefeuille.  Devant une telle austérité, il faut craindre que cette mode managériale, drainée par l’effet boule de neige, ne s’installe malicieusement dans la vie courante.  De quoi donner des sueurs froides aux ménages qui, par nécessité se serrent déjà la ceinture. 

Devant le triste spectacle de l’appétit d’ogre du capitalisme mondial, la satisfaction d’être un quidam de villageois n’a jamais été un aussi grand privilège, menant une vie paisible, ne connaissant pas le stress et les mécanismes volatiles de la bourse. 

Emile Chartier pourrait bien ravaler sa langue, lui qui écrivit dans Eléments de Philosophie que « le travail est le premier fruit de la sagesse » ! 

Ces prénoms si attachants !

11 novembre, 2008
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 J’ambitionnne le projet de faire un abécédaire sur les prénoms Français qui suggèrent des mots, des attitudes et des expressions.

Si vous avez des prénoms à me suggérer, n’hésitez pas à m’en faire part.

Jules. 

C’est fort connu pour les filles. Il faut bien en avoir un !

Mais on peut s’en passer si on vient de Calesbie, le pays des lesbiennes, comme dit Guy Montagné dans « cours d’histoires drôles ». 

Très pratique comme gadget. Ça peut beaucoup aider, si vous voulez beurrer les tartines du bon côté.

 Il peut aussi vous accompagner n’importe où et, pourvu que vous haussiez le ton, de temps à autre, vous prendrez le dessus sur lui !

Par contre, ne comptez pas trop sur lui pour vous enlever un poids sur le cœur. Il vous en rajoutera toujours, tellement il est généreux ! 

Le plus célèbre des Jules est « César ». 

Germain. 

C’est le parrain de l’esprit de famille.

Il sponsorise les câlins, les retrouvailles, les accolades et peut être une unité de mesure en cas de partage. Ainsi donc, on parle de cousins germains et de frères germains.

Les filles s’y sont mises depuis, avec Germaine. 

Pierre

C’est le roi des pitres.

Son géniteur grimpait déjà sur les oliviers, quand le Christ se retirait dans ces appartements privés, dans les montagnes de Galilée et de Judée.

C’est aussi lui qui a permis la première greffe de l’oreille, la plus parfaite jamais accomplie. C’est peut-être de là que vient l’expression « faire d’une Pierre, deux coups », puisqu’ayant arraché l’oreille du soldat venu arrêter son maître, sous les ordres de celui-ci, il recolla l’oreille. 

D’autres expressions se rapportent à ce prénom, telles « avoir un cœur de Pierre », « Jeter la Pierre », « marquer d’une pierre blanche… » 

Jean. 

C’est un prénom hébreux francisé qui dérive de Yohànan, signifiant « Dieu a pitié ».  Plusieurs personnes à qui l’on a donné ce prénom sont habités par un complexe d’infériorité parce que tout petits, on les a habitués au « petit Jean ». Le plus connu d’entre eux était le plus aimé du fils de Dieu.

Et on en a connu en France qui avait pour profession de raconter des histoires !

Nos enfants en apprennent parfois par cœur, pour passer en classe supérieure.

Ce Monsieur, c’est Jean De La Fontaine.   

LA BIBLE DU POETE

11 novembre, 2008
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Bonjour.

La rédaction de mon recueil de poèmes intitulé  »FEUX VERS » a été achevée tout récemment.

Je suis actuellement en négociation avec mon éditeur Edifrance, pour la finalisation du contrat de publication.

Si tout va bien, mon recueil sera publié d’ici Juin 2009, suivi de mon tout premier roman en cours de finition  » Bracelets de la honte »  et dont j’aurais l’occassion de présenter quelques extraits sur mon blog.

Ci-après le poème Bible du poète, tiré du recueil « FEUX VERS »:

La bible du poète  livreouvert.gif

 

Le dictionnaire est pour moi devenu une bible 

Chaque mot à mes yeux, tel à Pierre, est un verset. 

Chaque jour, verset après verset, j’en défais les énigmes 

A l’ombre des assonances, je me sens réconforté.

Vous êtes les douze apôtres de mes cris somnambulesques. 

Avec moi, dans mes voyages, mes mirages et mes frasques. 

Je vous vois sur le mont des oliviers, cueillir des vers rongés. 

Vous buvez mes mots impétueux comme des versets sacrés !

Voici mon évangile fébrile sodomisé que je crache sur le pupitre ! 

Riez ou pleurez si vous voulez, mais ne me prenez pas pour un pitre ! 

Vous verrez en parcourant ma bible avec transe épitre par épitre, 

Que la vie n’est qu’un vain qu’on écume chaque jour, litre après litre !

Ma genèse c’est moi, mais c’est vous qui en êtes l’apocalypse 

Car le temps qui m’est échu ici bas, déguerpit comme une éclipse. 

Je joue avec les mots, comme pour dompter les noirs fétiches. 

Avec l’épée de Damoclès, je sabre et pourfends les hémistiches.

Rimes pauvres ou riches, plates, rondes ou croisées, je vous épouse. 

Venez nombreuses, vous enivrer de vers luisants dans ma bouse ! 

Avec les acrostiches latins, nous allons faire une partouze !   

Je compterais doctement mes alexandrins, douze par douze. 

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