Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

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Archive pour juillet, 2010


Vous ne me comprenez pas ? Moi, je sais pourquoi…

30 juillet, 2010
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Quelqu’un a dit un jour « l’homme intelligent a ceci de commun avec l’imbécile de croire que celui qui ne pense pas comme lui est un imbécile ».

Un autre a dit « La foule est un troupeau d’imbéciles ». Ces deux hommes étaient tous des écrivains. C’est dire le caractère sérieux de leurs discours et le crédit qu’ils ont auprès des lecteurs.

 A croire qu’il y a des imbéciles partout d’autant plus qu’on en est et qu’il y aura toujours quelqu’un pour nous traiter d’imbécile.

Cela renvoie forcément aux caractères et aux préjugés car on ne sort pas indemne du commerce avec les autres.

J’ai fait la rencontre de quelqu’un de vraiment sympathique que tout le monde disait être infréquentable, qu’il avait mauvaise presse et qu’il avait n’avait jamais aimé personne.

J’ai pu voir de moi-même les torts que peuvent causer les préjugés ! Il ne pouvait voir les larmes qui perlaient sur les joues de mon cœur. Parce qu’il me rappelait quelqu’un : moi.

Ce qu’il y a de plus chagrinant c’est que d’aucuns vous demandent carrément de changer, tout simplement, parce qu’ils ne vous comprennent pas ou vous trouvent non assortis à leur goût. Quelle ambition !

C’est tellement plus facile de changer soi-même que de demander au monde entier de le faire !

On gagnerait beaucoup en temps et en énergie. Si seulement c’était aussi facile !

Changer, oui, mais à quel prix ? Et la personnalité ? Et l’identité (comprise dans sa notion intrinsèque d’unicité et non de communauté) ?

Je souris toujours quand quelqu’un me regarde de travers. J’en ai pris l’habitude. Je suis poète.

Les préjugés, je les connais. Qu’y puis-je ?

Que de gens ont  été surpris de voir en moi autre chose que du marbre ambulant ! Un torrent de tendresse et, dans une certaine mesure, une profondeur d’âme ?

Les mauvaises langues, les ragots peuvent fortement influencer le confort social et nuire à la carrière de beaucoup de gens.

Il faut toute une vie pour se faire une bonne réputation, mais il n’en faut que très peu pour la voir s’étioler.

Souvent la justification est vécue comme une frustration ou à tout le moins comme une confirmation.

Le silence, hélas, est la porte à beaucoup plus de supputations.

Non, le bon sens n’est pas la chose la mieux partagée au monde. L’Amour est un sentiment universel qu’on n’est pas sûr de trouver partout et surtout n’attendez pas qu’on vous le rende !

Le meilleur parti qu’on puisse en tirer est d’en parler. La meilleure plaidoirie est la confession. Pas forcément la rémission.

Ceci est mon espace personnel.

Je viens épancher mon cœur. Je suis poète, vous ne me comprendrez jamais, je le sais et vous le pardonne.

Mais, s’il vous plaît ne me demandez pas de vous aimer car je n’ai pas cessé de le faire !

Simplement, je parle une langue maudite. L’affectation que j’y joins n’est pas pour l’apparat, c’est pour mieux le vous rendre et libérer les mots des seules acceptions qu’on veut bien leur coller.

Je me comprends et je vous comprends. Je comprends que vous vous trompiez sur mon compte.

Si quelqu’un me disait qu’il me comprenait, je m’en méfierais.

SVP, rendez-moi un service : ne cherchez pas à me comprendre !

Vuvuzelas :Jeu de mots, jeu de vilains ?

20 juillet, 2010
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Une passe ?  

Les joueurs de l’équipe de France tout comme les habitués de la rue de Pigalle savent ce que signifie cette expression coquine.

Sur le terrain comme dans la rue, Sexe et football se sont souvent mitoyés dans des conditions sublimes.

Et maintenant on parle de Vuvuzelas. Non pas celles des stades Sud Africains, victimes des préjugés et mises au banc des accusés, mais des Vuvuzelas bien tendres celles-là,  qui ne viendront pas bourdonner aux oreilles du voisinage promises à un calme nocturne. 

Non, ces Vuvuzelas-là sont silencieuses et tendres. Surtout tendres.

Oui, vous avez bien entendu. Et nous devons cette révolution vocabulariale aux récupérateurs de mots que sont les Congolais. 

Nul besoin d’avoir étudié en fac avec Rocco Siffredi pour en saisir le sens torsadé ! 

 Tout comme la mise en bouche de la banane par une femme sensuelle développe et fertilise l’imagination même des moins pervers, de même c’est par une fixation picturale que s’est forgé ce terme qui viendra sûrement égayer nos fumeuses conversations. 

Si vous n’avez rien compris, demandez à votre voisine, elle, elle le sait sûrement. 

L’ESPAGNE A LA BOULE

12 juillet, 2010
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Paul a le vent en poulpe. Non, ne cherchez pas l’erreur. 

Paul, c’est le poulpe et pas n’importe lequel ! L’expression n’a qu’à bien se tenir car le fameux céphalopode de l’aquarium d’Oberhausen  n’a jamais perdu un seul pari de tous les matches où ses talents de divination ont été sollicités, ce qui n’est pas pour inquiéter les plus gros parieurs qui lui font des yeux doux. 

Francisco Nuchera, homme d’affaires espagnol et conseiller du Bétis Séville, serait prêt à offrir 40 000 euros pour avoir la « belle bête ». 

Ça  pourrait bien être le transfert de l’année ! La poule aux oeufs d’or est une légende mais le poulpe aux tentacules d’or, qui y avait pensé ? 

Avec le pronostic en faveur de l’Espagne, Paul a encore frappé ! Mais moi j’avais prédit un peu comme par hasard que c’est Iniesta qui allait marquer ce but et il l’a fait ! 

 Je ne revendique pas un quelconque don de voyance, j’en mourrais plutôt d’inquiétude, car j’en ai effectivement rêvé ! 

J’ai assisté à un match fade. 

En dehors du schéma classique pour un match de finale de coupe du monde où les équipes vont généralement aux prolongations ou aux tirs au but, rien d’éclatant. Le ravissement des yeux a manqué du piquant. 

Le pétaradant Robben a échoué à plusieurs reprises devant Iker Casillas et il en a été de même pour Fabregas. 

Il y avait surtout beaucoup de tensions dans l’air et l’arbitre a été très prodigue en distribuant des cartons comme un magicien fait sortir des cartes sous son chapeau, jusqu’à l’expulsion de John Heitinga coupable d’une faute sur Xavi à la lisière de la zone de vérité à la 109è minute. 

Les Hollandais devenaient de plus en plus violents et Monsieur Web, trop indulgent n’a pas osé sanctionner ce style de jeu plutôt inhabituel aux hommes de Robben. 

Xavi, furieux de ne pas voir une faute sur lui sifflée par l’arbitre, a voulu se faire justice tout seul en taclant le fautif qui n’avait plus le ballon. Cet incident survenu devant l’arbitre a tout juste tourné à l’avertissement verbal. 

Il ne fallait donc pas répondre à la provocation des Hollandais déjà diminués psychologiquement et en infériorité numérique. 

Presser les oranges Hollandaises et les vider de leur jus pour goûter au nectar de la victoire, c’est ce qu’ont compris les jardiniers Espagnols qui n’ont eu de cesse de labourer les sillons d’en face dans le dernier carré des prolongations, avec à la clé un but impeccable d’Iniesta. 

Et l’Espagne d’arborer fièrement son étoile et de scander Campeones, Campeones ! 

 

Ghananite : un mal fou(t)

6 juillet, 2010
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Voilà 4 jours que  je me suis emmuré dans un silence assourdissant.  Ghananite. Tel est le nom du mal qui me ronge.  

Je suis anesthésié, les mots ne viennent pas, ils deviennent comme des caillots de sang dans la gorge, j’ai mal au Ghana, je souffre d’une asthénie réflexive, je souffre d’une hémorragie mélancolique, je n’ai plus le courage d’écrire, à cause de cette chose-là.  Autant l’inconnaître que la nommer. Une honte, vous dites ? Non, c’est bien plus que ça.  

Hélas donner le superlatif à un mot c’est aussi lui enlever sa pesanteur, son mystère et limiter sa profondeur.  Je l’appellerais donc ce machin-là car c’est un mélange sulfureux de sentiments indescriptible : colère, fierté, recolère, tristesse, honte, résignation, fatalisme, pitié, hargne,…  

Je défie le dictionnaire de l’Alexytimie de ne jamais pouvoir sonder le ras-le bal qui me fait pousser cette gueulante.  Je revois Gyan tirant sans gravité ce penalty, avant de m’affaler sur la moquette comme atteint d’une ivresse soudaine, ne croyant pas ce qui NOUS arrive à cet instant là !  

Tout le souffle d’un continent s’est arrêté, suspendu à ses pieds.  Et lui, certainement sous le poids de la pression et des gros yeux bien ronds des Millions d’Africains qui le regardaient, buta contre les poteaux qu’il fallait butter ! 

Comme si les cieux en avaient pris un sacré coup, une pluie est retombée sur Casablanca après la défaite de notre équipe. Les rues étaient désertes comme lors de la rupture pendant le Ramadan. Du coup, je suis allé me déglinguer la gueule au Bao, une boîte Africaine, en compagnie de quelques amis. 

J’y ai bu tout mon saoul au point de risquer littéralement mon strapontin car, ma copine a menacé de rompre avec moi, après ma minable prestation de danse ! Je lui ai fait honte me dit-elle. 

Pauvre petite, elle ignorait certainement la tristesse profonde tapie tout au fond de moi à 20 étages en sens inverse comme dirait Aimé Césaire !  Un seul but et Le Ghana, pardon, l’Afrique, aura mis fin à une malédiction qui date depuis l’institution de ce jeu auquel, nous autres, pauvres lutteurs en guenilles, pêcheurs de Tilapias, péteurs professionnels, éructeurs improvisés et amateurs de vin de palme ne comprenons sans doute rien !  

Partout la même indignation, la même colère, le même mot : immaturité.  L’Africain serait donc immature de jubiler avant la victoire car c’est peut-être ce qui a précipité le tir de la honte.  

Comment ne pas s’y résoudre puisque la Bible elle-même annonce « avant la chute, il y a l’orgueil ». L’orgueil Gyanal.   Cet orgueil-là était mal placé, et les pieds Ghanéens fort malheureusement aussi. 

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