Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

Archive pour août, 2010


Vous aimez le Rhum ou les Roms ?

24 août, 2010
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Vous aimez le Rhum ou les Roms ? dans Liens stop

Vous aimez le Rhum ?

Le Rhum  c’est bien chez moi, les Roms, c’est mieux chez eux.

C’est pas qu’une question de phonétique, c’est une question de goût.

Comme pour les inondations au Pakistan, « pays pas très sexy » et « Mecque du terrorisme » selon l’opinion Française, les Français, ou du moins, ceux qui les représentent font preuve d’un Cynisme que leur envient maintenant les Italiens, accusés il n’y a pas si longtemps que ça de casser du noir au noir !

Les gens du voyage, les Gitans, les Tsiganes, les Roms, tout ça,  ce sont de petits noms de cette espèce humaine très connue en Europe qui pousse le long des péages d’autoroutes et écument les lacs riverains, des squatteurs d’autant plus mobiles qu’ils sont difficilement délogeables ! Libre circulation. Les pauvres, ils y avaient cru comme un bonbon promis à un nourrisson, du pain béni quoi. Ils ont tout pris au pied de la lettre et s’y sont hélas frottés !

C’est dans un contexte déjà tendu, sucré, aux accusations Onusiennes graves de manquements au droit à la dignité de l’homme, du pays qui en est la patrie.

Haro sur les mauvaises langues qui mettent en péril la sécurité des citoyens Français. On bâille aux corneilles.

Quand on est traité de voyou, vaut mieux le mériter, non ? En tout cas ce ne sont pas les lecteurs de Marianne qui vont être déçus. Et l’église Catholique de s’en mêler, oubliant l’Amour controversé que ses prêtres pédiatres ont sur les gosses et d’autres scandales, allant jusqu’à la » prière du coeur », d’un coeur qui succombe à un ACV, celui de Nicolas Sarkozy !

Et ce n’est pas un Imam d’une mosquée perdue quelque part dans Islamabad qui le dit, mais bien un prêtre Catholique qui, pompon fumant, décide de renvoyer sa médaille du mérite.

Ah la France ! La France, je ne te reconnais plus.

Nicolas Sarkozy qui demande la déchéance de nationalité aux Français d’origine étrangère coupables d’incivilité aux forces publiques peut se voir appliquer un projet de destitution pour trahison des valeurs républicaines qu’on ne semble pas retrouver dans ses propositions inévidentes qui sont autant d’appels de pied au front national qu’à un Lepénisme vachard ciré au rebus de l’Ultranationalisme : débat sur l’identité nationale, immigration choisie, que signifie être Français, Mesures de sécurité, nettoyages au carcher, plan d’aide au retour (300 € pour les Roms)…

Des tubes qui ont fait le succès du Front National autrefois et remixés maintenant par l’UMP.

Tous, autant des chemins qui mènent aux Roms.

Les vrais problèmes sont ailleurs. On a ignoré la fissure  sociale depuis des années et on se rend compte que cela n’a pas résolu le problème dans le fond et que l’explosion est imminente, alors on cherche des fuites en avant.

Nicolas Sarkozy, faut l’avouer n’a pas beaucoup de marge de manœuvre, avec ces à-coups répétés sur l’affaire Woerth-Bettencourt, des scandales aux Cohibas et sa majorité qui le lâche progressivement.

Personne ne veut rester dans la mémoire collective des Français comme n’ayant pas bougé son petit doigt, y compris Yannick Noah qui mêle ses pieds nus dans cette bouse poltiqueuse, lui qui n’est pas mal riche mais qui parle à la place des plus démunis !

Avec la rentrée politique qui s’annonce très mouvementée avec force remaniement, un bon verre de Rhum, ça peut vachement faire du bien, à condition de ne pas trop en expédier, des Roms.

Dis donc, ça doit être intriguant d’être président !

 

 

Alors comme ça, tu ne jeûnes pas ?

18 août, 2010
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Alors comme ça, tu ne jeûnes pas ?

Chaque année, la même question avec la même bouille, au moment où mes amis Musulmans font le Ramadan. Question sempiternelle.

En fait, ce n’est même pas une vraie question, parce que ma réponse, ils la connaissent depuis 8 ans. Et chaque année je dois répondre « non, je ne jeûne pas, tu le sais bien, je suis chrétien ».

« Tu as de la chance » m’a répondu l’un d’entre eux. Moi, j’ai souri. Il ne mesurait même pas la gravité de son assertion ! A croire qu’il le vivait comme une pénitence. Heureusement que personne d’autre que moi n’a entendu son soupir.

C’est une attitude des plus gênantes que de se voir montré du doigt par certains jeûneurs, au motif qu’on met à profit notre bon droit : celui de ne pas jeûner.

Bien sûr, il ne faut pas faire dans l’invective et la provocation.

J’habite un pays musulman, alors je m’adapte. 

Je ne mange pas en public et quand je me trouve en milieu autorisé et où il y a du monde, je mange en donnant le dos à mes spectateurs parfois médusés, pour ne pas être une pierre d’achoppement pour eux.

Je me dis seulement qu’au fond, c’est une belle opportunité pour eux de mettre leur foi à l’épreuve, en voyant manger un mécréant qui a pourtant du respect pour les obligations religieuses de ses concitoyens.

Ce respect là, je ne le définis pas – comme le pensent certains d’entre eux-  comme une allégeance à cette tradition, ce qui reviendrait à sacrifier ses propres convictions sur l’autel de l’altruisme. Ce qui n’est pas bénin.

Parmi cette foultitude de jeûneurs, il y a aussi d’autres catégories de personnes qui ne jeûnent pas : les enfants, les personnes malades ou fébriles, les personnes trop âgées, les femmes en période de menstrues.

Il y a d’ailleurs un janotisme fort intéressant au sujet de cette dernière catégorie :

en règle générale, les femmes ne jeûnent pas pendant 30 jours sans discontinuer.

Par contre,  je me désole qu’on en fasse tout un tas, s’empêtrant dans un cycle infernal de f’tours psychologiques ! C’est pas qu’une question de bouffe.

Maintenant je me demande quelle tête ils auront la prochaine fois qu’ils me verront, après avoir lu mon billet et si j’aurais de nouveau droit à ce questionnaire diététique.

Les comédiens du cinquantenaire, en toute indépendance ?

17 août, 2010
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Un visionnaire avait eu le culot d’affirmer « la démocratie est un luxe pour l’Afrique ».

Plusieurs personnes ont dénoncé sa mauvaise foi.

Fort est de constater, malheureusement, qu’il avait peut-être raison.

Les festivités du cinquantenaire des indépendances des pays Africains ont été le théâtre où plusieurs comédiens se sont illustrés par des pitreries aussi démagogues que farfelues.

Actrice principale, la France, bien sûr, qui a fait défiler (au nom de quoi ?) des troupes Africaines lors du 14 Juillet, fête nationale Française, tout en niant un lien quelconque avec la célébration du cinquantenaire et la France à Fric, car antinomiques aux valeurs intrinsèques de la France qui transpire l’égalité, la liberté et la fraternité.

Or on a pu constater qu’aux premières loges se trouvaient des dictateurs confirmés, de vrais présidents voyous, des démagogues hors pairs, des assassins sans cœur parader devant leurs victimes impuissantes.

D’entrée de jeu, le menu en lui-même est contrasté : où a-t-on vu un maître d’esclaves organiser une fête en l’honneur de son affranchi ? De mémoire d’historien jamais pareille chose ne fut constatée !

Comme je voulais faire passer un message personnel au travers de la poésie, je suis allé jeter un coup d’œil sur la toile pour consulter les concours de poésie à l’occasion du cinquantenaire.

J’ai été déçu par les règlements que j’y ai lus ; ils étaient en tout point pareils, même filigrane en arrière-plan : faire allégeance au colonisateur, ne pas tancer la mission de civilisation, rester polis en quelque sorte.

On pouvait lire en gras entre autres :

Pas de propos provocateurs, belliqueux, voire incendiaires.

Ainsi donc, les initiateurs délimitent le champ de réflexion et proposent une orthodoxie qui invite à la louange, à la concussion, à la condescendance.

Le sens de la poésie (du grec « Poésis », qui signifie créer) se trouve ainsi dévoyé et piégé par la volonté d’une élite de ne pas blesser ceux qui se préoccupent peu de notre développement.

Dans d’autres cas, on écarte les apatrides, ceux qui vivent loin de leurs pays, comme s’ils n’avaient pas leur mot à dire. Qu’est-ce que la géographie vient faire là-dedans ? Paul Dakeyo s’en serait fendu d’une note au vitriol, je vous jure !

On exige aux candidats qu’ils soient des résidents permanents de leurs pays d’origine. Comme cela, on est sûr de contrôler qui dit quoi et de choisir ceux qui entrent dans le moule.

J’ai par ailleurs été choqué par des discours de démagogues qui, s’exprimant au sujet de l’opportunité de cet évènement, y associent une maturité.

« A cinquante ans, on est majeurs ! » Un lapsus qui tient lieu de sursis. C’est une réalité fortuite que nous ne sommes pas vraiment indépendants et libres de toute initiative, sans que les tontons fouettards ne viennent mettre leur nez.

Cinquante ans qu’on nous fait croire que nous sommes libres. Désormais on sait que c’est que c’est maintenant qu’il nous faut conquérir notre indépendance, dénoncer l’iniquité et l’imposture, résister aux idées formatées, affirmer notre raison, braver la peur.

Les Ivoiriens que je salue au passage, ont tout compris .

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrions poser les jalons d’une Afrique en chantier !

 

Cinquante ans, ça suffit !

14 août, 2010
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Nous sommes enchaînés depuis cinquante ans maintenant 

Cinquante ans qu’on nous prend pour des petits enfants 

Cinquante ans durant, nous n’avons brassé que du vent 

Cinquante ans déjà, nous avons perdu beaucoup trop de temps ! 

 

C’est donc ça que vous appelez le cinquantenaire ? 

Cinquante années de brimades, de honte et de misère ! 

Cinquante ans à assécher, piller, vider nos propres terres ! 

Cinquante ans qu’au ciel ne montent plus nos ferventes prières ! 

 

Cinq fois dix ans font cinquante ans 

Dix fois cinq ans font cinquante ans 

Cinq décennies font bien cinquante ans 

Dix quinténies font tout juste cinquante ans 

 

Arrêtez de nous imposer vos présidents dictateurs ! 

Diables blancs, allez-vous en, foutez le camp ! 

Ne vous suffit-il pas, le sang versé des tirailleurs ? 

Vous faut-il boire aussi celui de leurs enfants ? 

 

Charognes crépusculaires, vautours de Sodome, cafards barboteurs 

Sentez-vous cette empoigne nègre, entendez-vous ce cri vengeur ? 

Nous ne voulons plus de vos chants, de vos timbales et de vos airains 

Dans vos bagages coloniaux, s’il vous plaît ramenez Tintin 

 

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