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17
août 2010
Les comédiens du cinquantenaire, en toute indépendance ?
Posté dans Liens par vanmanchette à 9:33 | Pas de réponses »

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Un visionnaire avait eu le culot d’affirmer « la démocratie est un luxe pour l’Afrique ».

Plusieurs personnes ont dénoncé sa mauvaise foi.

Fort est de constater, malheureusement, qu’il avait peut-être raison.

Les festivités du cinquantenaire des indépendances des pays Africains ont été le théâtre où plusieurs comédiens se sont illustrés par des pitreries aussi démagogues que farfelues.

Actrice principale, la France, bien sûr, qui a fait défiler (au nom de quoi ?) des troupes Africaines lors du 14 Juillet, fête nationale Française, tout en niant un lien quelconque avec la célébration du cinquantenaire et la France à Fric, car antinomiques aux valeurs intrinsèques de la France qui transpire l’égalité, la liberté et la fraternité.

Or on a pu constater qu’aux premières loges se trouvaient des dictateurs confirmés, de vrais présidents voyous, des démagogues hors pairs, des assassins sans cœur parader devant leurs victimes impuissantes.

D’entrée de jeu, le menu en lui-même est contrasté : où a-t-on vu un maître d’esclaves organiser une fête en l’honneur de son affranchi ? De mémoire d’historien jamais pareille chose ne fut constatée !

Comme je voulais faire passer un message personnel au travers de la poésie, je suis allé jeter un coup d’œil sur la toile pour consulter les concours de poésie à l’occasion du cinquantenaire.

J’ai été déçu par les règlements que j’y ai lus ; ils étaient en tout point pareils, même filigrane en arrière-plan : faire allégeance au colonisateur, ne pas tancer la mission de civilisation, rester polis en quelque sorte.

On pouvait lire en gras entre autres :

Pas de propos provocateurs, belliqueux, voire incendiaires.

Ainsi donc, les initiateurs délimitent le champ de réflexion et proposent une orthodoxie qui invite à la louange, à la concussion, à la condescendance.

Le sens de la poésie (du grec « Poésis », qui signifie créer) se trouve ainsi dévoyé et piégé par la volonté d’une élite de ne pas blesser ceux qui se préoccupent peu de notre développement.

Dans d’autres cas, on écarte les apatrides, ceux qui vivent loin de leurs pays, comme s’ils n’avaient pas leur mot à dire. Qu’est-ce que la géographie vient faire là-dedans ? Paul Dakeyo s’en serait fendu d’une note au vitriol, je vous jure !

On exige aux candidats qu’ils soient des résidents permanents de leurs pays d’origine. Comme cela, on est sûr de contrôler qui dit quoi et de choisir ceux qui entrent dans le moule.

J’ai par ailleurs été choqué par des discours de démagogues qui, s’exprimant au sujet de l’opportunité de cet évènement, y associent une maturité.

« A cinquante ans, on est majeurs ! » Un lapsus qui tient lieu de sursis. C’est une réalité fortuite que nous ne sommes pas vraiment indépendants et libres de toute initiative, sans que les tontons fouettards ne viennent mettre leur nez.

Cinquante ans qu’on nous fait croire que nous sommes libres. Désormais on sait que c’est que c’est maintenant qu’il nous faut conquérir notre indépendance, dénoncer l’iniquité et l’imposture, résister aux idées formatées, affirmer notre raison, braver la peur.

Les Ivoiriens que je salue au passage, ont tout compris .

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrions poser les jalons d’une Afrique en chantier !

 


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