Univers Manchettellesque

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Archive pour novembre, 2010


Pourquoi le Pape n’aime pas les bottines ?

23 novembre, 2010
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papebenoitxvi.jpg 

Les bottines ou comment dire « capotes » en langage crypté. 

Roselyne BACHELOT, on le sait –pour l’avoir déclaré- ne prend pas son pied avec. 

Mais pourquoi diable (à ne surtout pas répéter aux portes du Vatican au risque de recevoir une pluie d’eau bénite) Benoît, Seizième de son état, ne veut pas de ces jouets ? 

N’allez surtout pas penser que c’est un adepte de l’équitation maritale ou que le 3615 est son chiffre porte bonheur. 

Le chef de l’église Catholique est quelqu’un de très rigoureux dans les dogmes et ce n’est pas un homme à mettre des chaussettes quand il assène des vérités (au figuré bien entendu). 

A mon avis, c’est dans le pentateuque et plus particulièrement dans le livre de Lévitique qu’il faut aller chercher cette attitude. 

On y apprend par exemple que jeter sa semence (un mot poli pour têtard) hors de la zone vaginale était passible de mort, parce qu’aux yeux de la loi, cette substance est considérée comme le commencement d’une vie et la vie étant sacrée, cette pratique équivalait à commettre l’avortement et donc préjudiciable au même titre. 

Alors le préservatif… 

Un autre volet est celui de la chasteté. 

La Bible encourage l’abstinence comme moyen de fuir la fornication, pour ceux qui ne sont pas mariés et la fidélité pour ceux qui sont mariés. 

Autoriser l’usage du préservatif serait donc interprété comme une invite à la débauche parce que les bottines n’ont pas de place en principe, dans une relation pieuse. 

Les contraceptifs, c’est toute autre chose, ils vont aux antipodes mêmes de l’ordonnance biblique de procréation et de pullulement de la race humaine. 

Autoriser les préservatifs ou ne pas autoriser ?  Un vrai dilemme. Il fallait donc trancher. 

Le Vatican ne délivrant pas de certificat de fidélité, il fallait bien prendre les dispositions en vue de préserver la vie des fidèles, parce que certaines maladies peuvent être contactées justement à cause de relations sexuelles non protégées. 

Il fallait donc adapter les principes bibliques à l’air du temps, sans pour autant s’y déroger. 

Chacun peut dorénavant user de son libre arbitre pour prendre la bonne décision d’enfiler des bottines ou pas. 

Les propos de Benoît XVI mettent donc un terme à une polémique de non assistance à personne en danger et de rétivité. 

Maintenant que la messe est dite, quand vous enfilerez votre prochaine capote, dites « amen » et surtout merci à qui ?  

Maintenant vous connaissez la réponse…  

ELECTIONS PRESIDENTIELLES EN COTE D’IVOIRE : un deuxième tour à hauts risques.

12 novembre, 2010
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gbagboouattara.jpg 

Les Ivoiriens ont agréablement surpris l’opinion internationale par leur maturité politique, l’enthousiasme et la sérénité avec lesquels ils ont abordé le premier tour des élections présidentielles après 10 ans de passage à vide dont LG (entendez par là Laurent GBAGBO) a seul le secret, passé expert en reporting dans le vrai sens du terme. D’ailleurs, comme pour confirmer cette étonnante vocation, les échéances du deuxième tour initialement prévues au 21 Novembre, se sont vu imposer un report d’une semaine. 

Laurent GBAGBO a recueilli plus de 38% des voix, suivi d’Alassane Dramane OUATTARA (ADO) avec un score de 32% et Konan Bédié, avec 25%. Le troisième homme est la clé du deuxième tour. 

Presque tous les sondages donnaient pourtant GBAGBO et BEDIE favoris, GBAGBO l’emportant d’une courte tête sur l’ancien chef d’Etat. Les sondages n’ont pas le talent de l’Oracle, on le sait. Si seulement ça pouvait être aussi simple. 

Le camp sortant, dopé à un optimisme insolent avait adopté un slogan pour le moins agaçant « vraiment y a rien en face ». Quant à ADO, il a opté pour « ADO Solutions ». 

Jamais les deux hommes avaient pensé une seconde se retrouver face à face au deuxième tour. Ils ont tous les deux rejeté en bloc la possibilité d’un possible face à face, ADO allant jusqu’à dire que LG ne pouvait pas gagner une élection normalement organisée. Il aurait dû être plus prudent. 

Les Ivoiriens qui ont l’imagination fertile ne se sont pas ennuyés avec ces passes d’armes entre frères amis d’hier, meilleurs ennemis du monde du moment. Une blague circule en ce moment à Abidjan par SMS. 

Elle dit en substance que LG et ADO se promènent dans une forêt tropicale. Soudain, un Lion surgit de nulle part. LG, pris de panique s’adresse alors à ADO : ADO, débrouille-toi pour nous trouver une solution très vite, ce à quoi ce dernier répond à LG, « c’est très simple : fais comme si en face il n’y avait rien »-  Dans la fièvre du deuxième tour, les think-tank se mettent en branle pour adopter la meilleure approche qui mènera à la victoire ultime. 

Du côté d’ADO qui fut autrefois Directeur adjoint du FMI et qui a grandement contribué à relever le niveau économique du pays quand il était au gouvernement, doit mettre à profit ce Curriculum Vitae et tout mettre en œuvre pour faire oublier le statut de candidat de l’étranger qui lui colle à la peau, ce qui constitue 5 handicaps majeurs : il est Nordiste, présenté comme le candidat de la France, il est Musulman, son Ivoirité est remise en cause et il fait partie du passé. Laurent GBAGBO a lui, plus de marges de manœuvre : 

Même si Henri Konan Bédié dit HKB, dans le cadre d’une alliance avec ADO, a donné des consignes de vote à ses électeurs pour que ceux-ci votent en faveur d’ADO, l’appartenance ethnique, comme partout ailleurs en Afrique peut l’emporter sur l’idéologie du parti, les partisans de Bédié étant du Sud, comme LG, le candidat sortant et, l’idée de voir un Nordiste prendre le pouvoir leur est insupportable. Les consignes de Bédié pourraient donc ne pas être largement suivies, surtout que ce dernier a considérablement perdu son influence sur le PCDI. En séducteur Casanovesque, LG drague l’électorat de HKB. 

Commentant l’appel de Bédié à voter pour Ouattara au second tour, GBAGBO s’est adressé à ses électeurs. « Regardez bien le coup d’État de 1999, qui est en dessous ? Si vous aimez Bédié, vous devez voter pour celui (Moi GBAGBO) qui l’a fait revenir d’exil, plutôt que celui (Alassane Dramane OUATTARA) qui l’a fait partir en exil », a-t-il lancé. Le bras de fer qui oppose LG à la politique Française en fait un héros national, car depuis la fin de la guerre, le sentiment anti-français est plus fort en Côte d’Ivoire que dans nulle autre ancienne colonie. 

L’histoire retiendra que Laurent GBAGBO fait partie des rares présidents Africains qui, jugeant la politique Française en Afrique très négative, a refusé de prendre part aux festivités célébrant le cinquantenaire de l’accession à l’indépendance des quatorze pays Africains Francophones, en 1960. C’est ce qui constituera sans doute sa force, cette popularité qu’il a auprès des jeunes. 

C’est d’ailleurs eux qui l’ont porté à la présidence, en ayant suivi son appel à descendre dans la rue pour prendre le pouvoir qu’on leur aurait volé. Laurent GBAGBO a été massivement voté à Abidjan, au-delà des clivages ethniques et où vit la grande majorité des jeunes qui constituent plus de la moitié de la population Ivoirienne. 

Laurent GBAGBO, c’est l’homme qui mange « riz couché » avec les jeunes du quartier, un vrai tribun qui sait haranguer les foules et, historien de carrière, c’est un vrai stratège qui a plus d’un tour dans son sac. La Paix est un autre crédo sur lequel il mise, car les souvenirs atroces des conflits armés de 2002 sont encore frais dans la tête des Ivoiriens. 

« La paix est gagnée, maintenant le développement » peut-on lire sur les pupitres où LG fait son show. Les plus radicaux du camp Gbagboïte recommandent le TSO (Tout Sauf Ouattara) qui constitue à lui seul un vrai programme de déstabilisation, présentant ADO comme un étranger et un faire-valoir des puissances étrangères et la crainte de voir la Côte d’Ivoire islamisée, si jamais cet odieux personnage qui n’a pas la « tête de l’emploi » venait à prendre le pouvoir ! 

Le TSO est très inflammable, car il joue sur la fibre nationaliste, sous fond de xénophobie et de violences sociales. C’est de bonne guerre diraient les conservateurs. « Toutes les stratégies se valent, pourvu qu’on gagne ». 

Peut-être ont-ils gardé présente à l’esprit cette phrase d’Omar BONGO ONDIMBA, de triste mémoire, Feu Président « à vie » du Gabon : « en Afrique, on n’organise pas les élections pour les perdre ». Vous avez dit Elections à hauts risques ? Je crains que vous ayez raison. 

Vieux routiers de la Politique Ivoirienne, LG et ADO sauront, je l’espère, tirer les conséquences des incidents de Bouaké en 2002 et éviter à la Côte d’Ivoire d’autres tragédies, en cas de défaite en faveur de l’autre candidat. 

Elle viendra, mon heure !

12 novembre, 2010
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J’ai encore perdu, une fois de plus, une fois de coutume ! 

Cette fois, Je le savais déjà, j’ai perdu à titre anthume ! 

L’échec me sied avec merveille, comme un joli costume ! 

L’ambition s’essouffle comme un engin qu’on enrhume ! 

 

Combien de fois faudrait-il encore que je me batte ? 

Combien de fronts encore faudrait-il que je tâte ? 

Non, je ne capitule pas, avec l’avenir je prends date. 

De mes frasques et de mes rêves puérils je prends acte… 

 

Je sais qu’elle viendra, tard, qu’importe, elle viendra, 

L’heure ingrate où je serai délivré de tous les fatwas ! 

Chaque revers n’est pas un mauvais pas, c’est juste un pas. 

De ma vie circulaire et ronde, je veux briser le compas ! 

 

Il y a en moi cette petite flamme qui refuse de s’éteindre 

Une soif insatiable, une ambition globulaire à vaincre 

Je sais une chose : je fais peur, mais je n’ai rien à craindre 

Mon but j’atteindrai, comme le tableau d’un grand peintre ! 

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