Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

  • Accueil
  • > Archives pour décembre 2010
Archive pour décembre, 2010


Mission impossible V: Maîtres Roland Dumas et Jacques Vergès dans le rôle de Tom Cruise !

30 décembre, 2010
Liens | Pas de réponses »

vergesvsdumas.jpg

«  Pour le Droit, j’ai Badinter,  pour le tordu j’ai Dumas ». On prête cette litote à François Mitterrand.

Cette phrase explique à elle seule le côté voyou et suspect du milieu politique qui n’est pas toujours correct, surtout des gens qui sont censés être des mentors.

Après que des voix se soient élevées dans la blogosphère pour dénoncer la menace d’intervention militaire et la théorie du complot visant Laurent Gbagbo, « Le Boulanger d’Abidjan », sort de son four un pudding constitué de deux as du barreau, Maîtres Vergès et Dumas. Il ne manquerait plus que Maître Collard pour que la fête soit bonne.

Ces deux illustres avocats  sont attendus à Abidjan. Ils viennent à la rescousse de Laurent Gbagbo, ce qui n’est pas sans agacer le milieu politique Français, avec, entre autres un autre câble révélé hier par Wikileaks, mettant en lumière ce que l’on savait déjà : un financement occulte des campagnes présidentielles en France avec les revenus des matières premières d’anciennes colonies.

Peut-être pourrait-on jamais déterrer un jour un câble sur le fameux complot planétaire contre Laurent Gbagbo.

Le temps joue en faveur de Gbagbo qui est un virtuose de la procrastination.

Vous avez certainement entendu dire « Maître Vergès, l’avocat des causes perdues », ou « quand une affaire sent mauvais, Maître Collard n’est jamais loin ! ».

Eh ben, nous y voilà. Seulement Laurent Gbagbo est bien déterminé, malgré l’étau diplomatique qui se resserre un peu plus sur lui comme un effet domino sur tous les ambassadeurs de Côte d’Ivoire encore en poste, dans l’expectative postélectorale qui se prolonge.

En effet, après la France qui a déposé Monsieur Kipré, et l’ONU où a été nommé un nouveau représentant, c’est au tour du Canada de ne plus reconnaître Monsieur Louis Bony comme Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Canada.

Un comité d’évaluation postélectoral doit être désigné, une plainte va être introduite auprès de la cour internationale de justice pour dénoncer les irrégularités et les ingérences dans la crise Ivoirienne.

En choisissant la voie diplomatique, Laurent Gbagbo soigne son image d’un homme de dialogue et de compromis et se victimise, ce qui risque de fragiliser la solidarité internationale observée jusqu’ici.

Il aurait déclaré aux émissaires venus lui rendre visite avant-hier que si jamais un comité d’évaluation venait à démontrer qu’il avait effectivement perdu les élections, il s’en irait sans faire d’histoires.

Le temps tue son homme. En historien de carrière, Laurent Koudou Gbagbo sait que plus le temps passe, plus Ouattara s’efface. Guillaume Soro le sait également.

La pression reste toujours forte autour de ces deux hommes dont le destin est suspendu à la date du 1er Janvier, annoncée comme date à laquelle les hommes du propagandiste Charles Blé Goudé comptent s’attaquer à « mains nues » à l’hôtel du Golfe, pour les en déloger.

La visite des deux avocats pourrait éventuellement influer sur la suite des évènements.

Je vous transmettrai, comme d’habitude, les éléments que j’aurai en ma possession, parce que, comme disait Théophraste Renaudot, « la rétention de l’information est une forme de constipation du savoir ».

 

Crise Ivoirienne: les trois mousquetaires costumés ou la der des ders

28 décembre, 2010
Liens | Pas de réponses »

mousq.jpg

Le ballet diplomatique n’a pas fini son défilé depuis que la crise Ivoirienne perdure : Thabo Mbéki, Jean Ping, …

Toutes ces personnes sont venues demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir sans faire d’histoires, un joli Janotisme quand on sait que le mis en cause est un Professeur d’histoire de carrière.

Et comme dans cette discipline, les fruits préférés sont des dattes (entendez dates), cette journée fera sans doute date car c’est la der des ders de la négociation, une négociation au sens tordu et pervers, puisque leur offre n’est pas négociable : Ouattara ou rien !

C’est donc aujourd’hui, à l’initiative des occidentaux qui veulent une solution Africaine à la crise Ivoirienne mais à la manière Turque – puisqu’un autisme politique a été dépisté tardivement chez Laurent Gbagbo - que les présidents Yayi Boni (Bénin), Ernest Baï Koroma (Sierra Léonne) et Pedro Pirès (Cap Vert), mandatés par la CEDEAO vont essayer de ramener leur frère à la « raison ».

Les trois mousquetaires costumés sont attendus dans l’après-midi.

Laurent Gbagbo qui n’entend pas céder aux pressions même s’il prend très au sérieux les menaces proférées par les « grands » de ce monde, va les accueillir mais a prévenu qu’il s’en tiendrait aux faits et que la souveraineté de La Côte d’Ivoire ne doit pas être bafouée car cette ingérence dans les affaires Ivoiriennes est vécue comme une recolonisation de fait.

Que va –t-il se passer après l’épuisement de tous les moyens (Isolement politique et diplomatique, Blocage économique et Financier, Appel à la grève générale) qui n’ont rien donné jusque-là ? L’option militaire ? Evidemment !

Pourquoi changer une technique qui marche ? On l’a déjà expérimentée en Afghanistan, et en Irak, pourquoi pas en Afrique ?

Cela va sans dire que La Côte d’Ivoire n’est pas l’Irak ou l’Afghanistan et que le contexte n’est pas le même.

Ce qui se passe en Côte d’Ivoire restera un précédent dans l’histoire : c’est la première fois que la communauté Internationale se mobilise pour faire partir du pouvoir un Président dont eux sont convaincus qu’il est le perdant, sans laisser libre cours au processus électoral, alors que leur laxisme très patent est encore frais dans la mémoire des opprimés, au Togo, au Gabon, au Congo Brazzaville, au Kenya, au Zimbabwe, au Cameroun, en Angola, en RDC, en Egypte, en Tunisie, en Algérie, en Lybie, au Burkina Fasso, au Sénégal,en Guinée équatoriale,… où ce sont les mêmes noms qui circulent dans les arcanes du pouvoir depuis des années, où des cas de fraudes massives ont été constatés, où des dynasties s’installent avec la complicité des mêmes occidentaux qui aujourd’hui veulent se donner bonne conscience, au nom de quelle démocratie ?

Comble de l’ironie, Raila Ondinga -celui qui s’est fait voler sa victoire aux élections présidentielles au Kenya il y a deux ans, acceptant le rôle de premier ministre au nom de la préservation de la paix, tout come Morgan Tsvangiraï au Zimbabwe devant Robert Mugabe- a été nommé par l’UA comme coordonnateur des négociations en cours sur la Côte d’Ivoire !

C’est dire si le symbole n’est pas à sa juste valeur ! Une démocratie à géométrie variable.

 Au Kenya, on ne veut pas que le sang coule et on presse le gagnant d’accepter le rôle de premier ministre, mais en Côte d’Ivoire, on est prêt à déclencher une guerre civile, pour que le « vote » soit respecté !

La vie des Ivoiriens vaut-elle moins que celle des Kenyans et des Zimbabwéens ?

Ce n’est pas pour défendre l’indéfendable ou d’être pour qu’un gouvernement s’impose par la force, en prenant en otage et en se servant de son peuple comme bouclier humain, mais la lumière doit être faite car il y a contestation de part et d’autre.

Un comité d’évaluation postélectoral a été demandé, personne ne veut en entendre parler, chacun reste campé sur ses positions.

C’est un spectacle désolant : voir des pays Africains faire ainsi la guerre à un autre pays frère, juste parce que l’honneur de leurs maîtres a été bravé et que ce crime de lèse-majesté doit être réprimé dans le sang !

Espérons et prions pour que ce plan militaire n’aboutisse pas.

 

 

Agences tous risques : pour en finir avec la crise Ivoirienne

26 décembre, 2010
Liens | Pas de réponses »

cine.jpg 

Comme je l’avais indiqué au début de la crise Ivoirienne, qui n’a pas fini de cracher son venin, Hollywood s’exporte bien en Afrique, dans un casting digne des films de Western où la France joue le beau rôle de porte flingues !

Rien ne pouvait mieux illustrer cette comédie à laquelle nous avons le malheur d’assister que cette affiche, parodie du film d’action « l’Agence tous risques ».

Personne ne semble s’émouvoir du zèle avec lequel la communauté Internationale veut à tout prix faire respecter le « vote du peuple », alors même que cette communauté a assisté sans rien remettre en cause, le cafouillage électoral au Gabon, ne s’est jamais posée des questions sur la légitimité des mandats à manches longues de vieux crocos qui sont à la tête de leurs pays depuis plus de dix ans, à l’instar de Blaise Compaoré qui vient de rempiler pour un autre mandat, avec un score Mobutuesque !

Les dynasties qui s’installent sous leur nez en Afrique les laissent indifférents : RDC, Gabon, Togo, Egypte, Sénégal…Quid de la réaction de ces donneurs de leçons ? Rien.

Kenya, Zimbabwe, même schéma, qu’ont-ils fait ?

Et le Soudanais Omar El Béchir de se promener librement malgré le mandat d’arrêt international émis à son encontre par la CPI. Non mais de qui se fout-on ?

Soit nous sommes des cons qui n’avons rien compris à la politique ou alors des génies qui savons maintenant qu’en fait de communauté internationale, il n’existe que de communauté d’intérêts.

Faut-il sacrifier tout un pays, pour qu’un homme, un seul homme quitte le pouvoir ?

Pas besoin d’être Pro Gbagbo pour prétendre à la légitimité de s’inscrire en porte à faux, vis-à-vis de l’attitude grotesque de la communauté internationale d’intérêts !

La diabolisation de Laurent Gbagbo lui fait gagner la sympathie de son peuple car les prises de positions virulentes, les mots durs et l’insolent déterminisme à en découdre coûte que coûte avec un seul individu qui tient sa légitimité du fait de la décision de la cour constitutionnelle sont plus que suspects.

Il faut bien qu’un autre son de cloche vienne se mêler à ce concert de timbales qui bourdonnent dans nos oreilles.

C’est la première fois que tout le monde est d’accord sur un objectif : c’est dire la gravité de la chose. Est-ce que la force est à tout prix la meilleure solution ?

Pire encore, les occidentaux qui ne veulent pas se salir les mains, confient cette sale besogne aux pays amis, comme du temps de la traite négrière où des chefs du village collaboraient à la capture des hommes valides destinés à l’esclavage.

Des Africains qui en attaquent d’autres. L’UA qui incapable de s’interposer, courbant l’échine à la loi du plus fort. Normal, cette institution est constituée par des dirigeants à la réputation de démocrates très affirmée !

Non, il ne faut pas que la côte d’Ivoire devienne un brasier, un deuxième Rwanda ou la réplique de l’Irak en Afrique.

C’est une erreur que d’envisager la force, tout en ignorant les risques de guerre civile inhérents à cette démarche suicidaire, sous fonds de tensions interreligieuses.

Je plaide pour la préservation de la paix en Côte d’Ivoire. Si vous aspirez à la même chose, quelle que soit votre obédience politique, faites circuler.

Côte d’Ivoire: ça n’a pas marché

17 décembre, 2010
Liens | 1 réponse »

coco.bmp

Ils ont marché… mais ça n’a pas marché.

Borborygmes masturbés sous d’autres cieux mais discours tout à fait cohérent en Côte d’Ivoire.

« Ils », ce sont les partisans d’Alassane Dramane Ouattara, – Président déclaré élu par la CEI et relégué depuis au rang de touriste, retranché qu’il est dans sa suite à l’hôtel du golf – qui ont décidé de marcher vers la RTI (Radio Télévision Ivoirienne), point névralgique du régime Gbagboén pour y installer le nouveau Directeur.

Quid de la manifestation ? Des centaines de blessés et peut-être une centaine de tués, selon plusieurs sources non concordantes, le régime en place déclarant avoir perdu dix hommes dans ses rangs.

La météorologie sociale annonçait en effet que la journée d’hier allait être celle de tous les dangers.

Il faut reconnaître que jamais une prédiction n’était aussi précise. En même temps, il fallait se rendre à l’évidence.

Cette marche, fût-elle pacifiste, ne pouvait qu’être perçue comme un casus belli, une provocation gratuite, LG (Laurent Gbagbo) -fin stratège- ayant jeté sa bouée de sauvetage. « Asseyons-nous et discutons » avait-il lancé au camp d’en face.

ADO avait posé comme préalable à toute négociation, la reconnaissance de son statut de Président élu, ce à quoi le pouvoir en place n’a pas répondu.

La communauté Internationale qui avait dès lors adoubé son Champion, a multiplié des « fatwas » comme le régime de Laurent Gbagbo, excluant temporairement la Côte d’Ivoire de l’UA, de la CEDEAO et menaçant un gel des avoirs à l’étranger des proches de Gbagbo, en plus de sanctions pénales.

Le robinet économique a été fermé, le paiement des impôts suspendu et  la légitimité de Laurent Gbagbo pour traiter avec les partenaires économiques et sociaux mise entre parenthèses.

Les ingrédients d’un affrontement violent étaient bien là. Mais le pire est à venir, hélas !

C’est la vie de toute une population traumatisée par les stigmates de la guerre civile fraîchement imprimée dans leur triste mémoire qui est en jeu. Il ne s’agit plus de vouloir  le pouvoir pour le pouvoir ou d’imposer la démocratie au prix du sang.

Les deux parties doivent négocier. Et l’armée doit prendre ses responsabilités, quitte à mettre aux arrêts les deux belligérants et organiser une élection sans ces deux tisons.

Cocktail détonnant de Xénophobie, le TSO (Tout Sauf Ouattara) est de rigueur. « Si Ouattara veut ce fauteuil, il faut d’abord qu’il me passe sur le corps » aurait lancé Laurent Koudou Gbagbo, dans une colère noire !

La rue, c’est la chasse gardée de Laurent Gbagbo, c’est grâce à elle qu’il a pris le pouvoir que feu le Général Guëi ne voulait pas laisser, un soir de Noël.

Guillaume Soro (chef rebelle), véritable girouette politique est déterminé à passer en force pour occuper la primature, avec les membres de son cabinet, au grand dam de l’armée loyaliste et ses chars.

Une insolence qui lève le voile sur le soutien d’un lobby décidé à en découdre avec l’ »enfant du pays ».

La communauté internationale va –t-elle assister sans réagir, évitant de se salir les mains, au nom de la non ingérence et au respect de la souveraineté des Etats, alors qu’elle s’est bien gardée de rester neutre  lors du scrutin, allant jusqu’à dénigrer la cour constitutionnelle, fût-elle partisane ?

Elle s’est, ô miracle ! départie de sa langue de bois, tout d’un coup, alors qu’elle a assisté sans mot dire, à des génocides, des coups d’Etats avec invasion des armées étrangères, au Congo, en RDC, en République Centrafricaine.

On l’a vue à peine crier « haro » sur l’installation insidieuse des dynasties Africaines, au Gabon, au Togo, au Sénégal… et aux viols répétés de constitutions !

Pendant cinquante ans, une moyenne d’un coup d’Etat tous les six mois !

 

A l’approche de Noël, les Ivoiriens s’apprêtent à vivre des moments difficiles. Un cadeau empoisonné vous dites ?

L’histoire serait-elle en train de se répéter ?

Décidément les Ivoiriens devraient peut-être apprendre à redouter la fête de Noël.

12

ELAyam.4 |
SuperKill3000 |
salomecasta |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hier,Aujourd'hui,Demain......
| globetrotte
| poésie d'utilité publique