Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

Archive pour mai, 2012


Appelle-moi STP !

29 mai, 2012
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Mes amis, je ne tiens plus en place. Je trépigne d’impatience.

Voilà plus d’une semaine que je suis sur la liste d’attente, plus d’une semaine que j’attends qu’elle daigne m’envoyer un SMS ou m’appeler sur mon téléphone !

La machine à aimer s’est dégrippée, vous savez. J’ai retrouvé mes appétits affectifs, je me sens de nouveau la force de draguer, la nécessité même d’aimer et de tomber amoureux.

Cette fille-là, je ne sais pas ce qu’elle a, mais, je pense à elle sans arrêt. Je ne veux pas l’effrayer en montrant trop de ferveur. Dès que je l’ai vue, j’ai tout de suite voulu sortir avec elle. Je lui ai griffonné mon numéro de téléphone sur un bout de papier avec mon prénom (le vrai cette fois-ci), puisqu’elle était en retard pour reprendre son service et ne se souvenait plus de son numéro m’a-t-elle avoué, pressée par une de ses deux copines moins jolie qu’elle !

Depuis, je ne l’ai revue que deux fois. La dernière fois, c’était Vendredi, j’avais presque fini de manger quand elle est arrivée avec ses deux copines. Je me suis contenté d’un « bon appétit » poli qui cachait mal ma douleur.

Il faut dire que ma coiffure mal soignée et ma moustache broussailleuse au moment de l’abordage n’étaient pas à mon avantage non plus.

Puis, je l’ai revue aujourd’hui à l’heure du déjeuner (je fais coïncider son heure de pause à la mienne pour maximiser mes chances de la revoir).

A sa vue, mon sang n’a fait qu’un tour ! Elle était accompagnée de ses deux copines comme à son habitude. Si seulement j’avais une gomme ! J’ai pris mon courage à deux mains et me suis approché de leur table. Je lui ai demandé sans rire si elle avait jeté mes coordonnées dans la poubelle (je m’en fous), elle m’a dit que non. J’ai eu un soulagement (je crois qu’elle l’a remarqué). Puis elle s’est fendue d’excuses, elle a dit qu’elle n’avait pas beaucoup de temps libre mais qu’elle allait me recontacter ! Enfin, une semaine quand même ! Faut pas exagérer ! Je me surprends à moi-même autant de patience. J’ai esquissé un petit sourire adolescent.

J’avais été chez le coiffeur le Dimanche. Je n’ai pas mis mon béret, pour lui permettre de me voir dans ma splendeur, tel que je suis en vrai, arborant mon badge de service, un atout de poids à ce qu’il paraît ! J’espère passer sur la liste prioritaire, car je doute bien qu’une aussi jolie fille puisse faire l’objet de beaucoup de sollicitations. Je guette constamment mon téléphone pour voir s’il pousse un cri, dans l’angoisse.

Je sais qu’elle ne lira jamais cette confession et je compte sur vous pour que cela reste entre-nous, OK ?

 

Un Racisme à emporter s’il vous plaît !

11 mai, 2012
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Un Racisme à emporter s’il vous plaît !  dans Liens racisme-300x225

Ça fait deux jours que je l’ai en travers de la gorge, celle-là, il faut que la sorte, au risque de m’étouffer avec !

La solitude prolongée vous plonge dans l’univers de Casanova quand on se résout à déranger un peu le bonheur d’être seul, ce privilège de la liberté, cette fausse impression d’avoir le contrôle de sa vie, vous savez !

Me voilà donc à l’abordage des silhouettes à faire de la géométrie contemplative. Un exercice qui n’est pas de tout repos et pas toujours à votre avantage, parce que condamné à des préjugés et à des a priori ringards !

Même en demandant un simple renseignement à un passant, ou une passante (je préfère d’ailleurs, comme Baudelaire naguère), vous courrez toujours le risque d’être pris pour un mendiant impénitent, fussiez-vous sur votre 31. Laissez-moi donc vous parler du racisme confessé, racisme avoué, à moitié pardonné ?

Lepen n’a pas le monopole de la franchise à ce sujet, du moins, et c’est bien dommage ! Souffrez que j’en parle en peu.

Je venais de retirer quelques billets de banque, ces bouts de papiers qu’on a passés sous presse, avec des effigies des « grands » de ce monde et sans quoi vous ne valez rien, sans quoi, vous pouvez aller vous faire foutre (excusez du peu).

Voilà que je vois venir une fille, jolie comme le mot. Couverte d’un voile noir, vêtue lascivement d’un pantalon de la même couleur qui fait moule avec son corps. Et quel corps me suis-je écrié tout bas au passage de l’objet (vous me jugerez plus tard, permettez ?) contemplé !

Hissée sur ses talons, elle avait une callipygie insoupçonnable et qui eût redonné l’usage de la parole à un bègue Afghan ! Voilà que je lui présente mes politesses, dans l’espoir d’en recevoir de sa part. Je m’étais interdit de penser qu’elle fût impolie, même si ce vilain trait de caractère est souvent observé chez celles qui pensent avoir le mérite d’être jolies ! Mais raciste ? Non ! Pas ça !

Voyant qu’elle ne me répondait toujours pas, sans me décourager et avec le sérieux d’un dentiste, je lui fis savoir que je la soupçonnais d’être sourde et que cette seule pensée mettait mon cœur dans un chagrin dont l’intensité n’avait jusque-là été atteinte que par Jean Valjean, dans les misérables. Ça marche à tous les coups ! L’acouphène savait parler, et dans la langue de Molière ! Elle me lâcha, un parfaitement audible et sans lubrifiant « parce que je suis raciste » !

Je manquai de la gifler. Je fus sans langue, car le chat du marchand d’à côté m’en avait faite emprunt (c’est ce que je crus sur le champ).

Raciste ? Raciste, vous dites, lui redemandai-je. Est-ce que vous assumez la gravité de vos propos ? Qu’est-ce qui vous conduit à penser que vous seriez supérieure à moi (noir) et que moi (parce que noir), je serais inférieur à vous ? On eût dit que Senghor et Césaire m’habitaient à ce moment-là ! Elle ne répondit pas, avec son accent de paysanne qui dût répéter longtemps dans son cœur cette formule mesquine. Et là, je portai l’estocade : sans être ornithologue, je puis confirmer que vous avez un cerveau de la taille d’un moineau et c’est bien dommage pour une aussi jolie demoiselle !

Sur ce, elle tourna les talons puis s’en alla dans une autre direction, sans daigner fixer le nègre impavide et fier de l’être qui l’interpellait.

Je n’avais jamais entendu quelqu’un assumer le racisme de manière aussi directe, sauf à la télé, et me persuadai que le Front National avait une bonne réserve de voix dans ce pays. Il fallait que je vous en parlasse, car je n’en dormais plus. J’ai écrit tout ceci dans un café à Casablanca. Et lorsque le serveur me demanda quel café je voulais prendre, le fixant droit dans les yeux, je lui lançai : à votre avis ?

Moi, Président !

3 mai, 2012
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Moi, Président! Plusieurs journaux ont titré ainsi leur Une. Elle fait allusion à l’anaphore de François Hollande assenée 16 fois de suite, inspiré spontanément, à l’instar de grands hommes à des moments historiques, avec gravité et solennité. François Hollande complètement déguignolisé, qui passe de l’état de mollesse à l’état de forteresse face à un Nicolas Sarkozy lâche, atomisé, à qui il intime l’ordre de répondre à sa question, ce après quoi il lâche un pitoyable « je ne suis pas votre élève ».

Nicolas Sarkozy qui prendra du Monsieur que très brièvement, réduit à se dédouaner sur des cadres du PS plutôt que d’assumer la conative et de voussoyer son interlocuteur aura presque réussi à faire pleurer un moine !

Débat passionnant par moments, de très basse volée aussi, quelque fois, perturbée par un François Hollande excité, jouissif, allègre, bien content de casser du Sarkozy à diner.

Nicolas Sarkozy misait sur le débat pour inverser la tendance, eh ben c’est raté ! Les sondages, ces oiseaux de mauvais augure annoncent déjà la victoire du gars qu’il fallait « débusquer de sa planque », jolie phrase que l’on doit à Jean-François Copé, l’autre François, sniper confirmé de l’UMP.

Alain Juppé pourrait bien apprécier la piètre prestation de son champion. Un combat de coqs fort rageux. L’autre y a laissé des plumes.

A part quelques imprécisions notables, François a tenu bon et Nicolas le dos voûté, clignotait du côté de Pujadas pour quérir quelque assentiment !

L’ « amuseur public » a fait feu de tout bois. On a vu un Sarkozy chancelant, contenant à peine la colère et l’agacement qui lui tenaient lieu de breloques, négociant quelques « passes » avec Marine Lepen et François Bayrou qu’il drague sans tact d’ailleurs.

Que dire de plus ? Ses potes commencent à le lâcher. Philippe Douste-Blazy ancien ministre de la santé dit qu’il ne votera pas pour lui. C’est que ça ne va vraiment pas bien. D’autres l’ont fait bien avant lui et se font appeler Judas !

Marine Lepen pense que François Hollande s’est plutôt bien débrouillé, qu’il a pris le dessus, qu’il a fait mentir l’image du pingouin que l’ UMP dresse de lui, celle d’un homme sans stature, mou et peu adroit.

Je le tonne ici: à moins d’un Tsunami extraordinaire sélectif, d’une Camerounisation des urnes ou d’une crise cardiaque Hollandaise, Sarkozy est foutu, et il le sait, il ne pourra pas gagner !

Un janotisme bien éclairé que de dire qu’il a reçu une sacrée gauche hier et il l’a bien cherchée, celle-là, comme dirait Luis De Funès !

Van Manchette

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