Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

27
nov 2020
Hasta Luego, Diego !
Posté dans Liens par vanmanchette à 10:05 | Pas de réponses »

Diego

La nouvelle est encore fraîche dans mon esprit. Pourtant ça fait 2 jours (pas à la ouagalaise bien sûr) qu’on en parle déjà sur tous les réseaux sociaux : Diego Armando Maradona dit « El Pibe de Oro » ou « la main de Dieu », en référence à son but marqué volontairement de sa main contre l’Angleterre à la coupe du monde de 1986, le 22 Juin au stade Azteca de Mexico.

A l’époque, il n’y avait pas Internet et nous n’avions pas la télé à la maison mais l’aura de ce génie de talent avait déjà atteint tous les coins du monde au point où un petit gamin de 6 ans en ce temps-là connaissait déjà la star du ballon rond qui faisait trembler les stades et déchaîner les passions.

Je le voyais sur des posters accrochés aux murs des « grands » du quartier.

Il me souvient que j’avais causé la faillite du « digablo » de l’un d’entre eux, une sorte d’étal pliable.

En effet, le grand Willy vendait des sucreries (bonbons, chewing-gums, chocolats,…) dans son digablo et, en amoureux de football qu’il était, il organisait des mini championnats de foot pour nous les petits du quartier. En guise de coupe, le meilleur joueur remportait un pack de toutes ces friandises.

Devinez qui remportait la mise à chaque fois ? Moi, bien évidemment au point qu’on me surnomma Diego Maradona. J’étais si fier de moi mais à la vérité, quand je me vois jouer au football actuellement, je me demande si j’avais vraiment l’excellent niveau que me suggèrent mes souvenirs d’enfance.

Qu’importe ! Tant que j’étais persuadé que j’étais aussi bon que Maradona, j’étais heureux et ma mère aussi.

De toute façon, dans chaque quartier, il y avait au moins un Diego Maradona. Nous nous disputions ce nom au point d’en venir aux mains pour avoir l’exclusivité. C’était pareil avec les voitures qui passaient au loin. Nous en étions les propriétaires sur simple déclaration !

Quelques mois plus tard, le grand Willy avait fait faillite. Il se mit à apprendre la soudure.

Jusqu’à mes dix ans, j’étais persuadé que mon talent était la cause de son échec.

Donc, quand j’ai eu écho de la mort de Diego Maradona, une partie de moi est morte à cet instant. J’ai senti partir quelques pans de mon enfance avec un déchirement au cœur.

Je n’ai toujours pas digéré son éviction du terrain en 1994, sa dernière coupe du monde.

Je ne dirais pas ce que c’était un dieu du football car ne je ne suis pas « footolâtre », c’était plus qu’une légende, quelque chose d’innommable qui vous marque à jamais d’une façon indescriptible.

Tu as fait ton temps, tu peux ranger tes crampons, champion !

Hasta Luego Diego !


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