Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

Archive pour la catégorie 'Liens'


Drôle d’anniversaire

18 mars, 2017
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Anniversaire de Naissance.  Voilà un sujet qui passionne tant de généthliaques.

Moi, je ne crois pas en l’horoscope.  Je suis anticonventionnel. Cela a été dit et répété.

Qu’on soit bien d’accord : je ne suis pas un adepte des anniversaires de naissance.

Hormis ma foi chrétienne qui me « suggère » de ne pas trop en abuser parce que le livre saint n’en fait mention qu’à deux reprises et que le Messie lui-même (d’après les textes sacrés) n’a jamais eu à en célébrer, je considère que se rappeler le jour de sa venue au monde sans trop lui donner un caractère sacré, cultuel ou solennel, n’a rien de méchant.  On est bien forcément né un jour, on le sait et il est bon de s’en rappeler tout comme il est « vital » de se rappeler qu’un jour on va clamser.

Cette année, comme toutes les autres, je n’ai pas été débordé par des messages de sympathie à l’occasion, même si Facebook a battu le rappel quelques jours auparavant. Il figure normalement en bonne place dans le calendrier, vous ne pouvez pas le rater : le 08 Mars, journée internationale de la femme !

Eh oui ! J’ai le bonheur de « folâtrer » avec toutes les femmes du monde ce jour-là. Un privilège que je garde jalousement.

A peine une poignée d’« amis », ont eu la précaution de me souhaiter un « joyeux anniversaire ».

Je n’en veux pas au reste du monde entier d’avoir passé une « gomme amicale » sur cet instant de vie éphémère.

Entre deux biberons, ma femme m’avait fait un copieux repas. Je lui dis merci !

Le sourire de mes deux mignons garçons, Ethan et Dylan qui n’ont que ce seul mode d’expression quand ils sont de très bonne humeur a largement compensé ce désert conventionnel.

Puis il y avait ma mère à mes côtés…

Moment très agité car j’étais sous la menace de mon smartphone tombé à l’eau quelques jours auparavant et qui faisait la grande gueule à son chargeur. Faut dire qu’entre les deux, le courant, ne passait plus vraiment. Il allait voir ailleurs, en lui faisant des infidélités avec un chargeur externe. Une situation de couple technologique ambiguë qui m’a durement compliqué la vie.

Soit, je prononçais le divorce et je m’achetais un nouveau téléphone, soit j’essayais de recoller les morceaux, en me concentrant sur l’essentiel : pas de Facebook, What’s up, Twitter, Hangouts, Gmail, Pinterest,…. Juste des appels et SMS. Comme à l’ancienne quoi !

J’ai même essayé la rizothéraphie en le plongeant dans du riz pendant une semaine (si si, il paraît que ça marche dans certains cas).  Il a bouffé toute l’énergie vitale du riz mais cela n’a pas résolu le problème.

Le technicien auquel je l’ai confié a même essayé de changer le circuit à deux reprises, avant de poser un diagnostic sévère : il faut changer la carte mère ! Le pronostic vital étant engagé, autant s’acheter un nouveau téléphone, oui !

Je cochai donc cette « acquisition » sur ma liste des résolutions à venir en marmonnant quelques jurons.

Puis vint un signe du ciel. Le 08 Mars, date de mon 37ème anniversaire (3+7=10) 2017 (2+0+1+7=10).

En numérologie, le chiffre 10 représente la perfection pour ce qui est des choses terrestres. Il va m’arriver plein de trucs bien cette année. C’est tout ce que je me souhaite .

Et bang ! Je charge mon téléphone, j’entends un bip. 40%, puis 41%, puis 43% sur l’écran ! Ça marche, ça marche !

Je voyais de loin le Galaxy S7 Edge quitter l’espace qu’il s’était créé dans mon esprit, en tirant la gueule. Pendant ce temps, mon portefeuille, lui, dans une posture akuna matata, esquissait quelques pas de ndombolo comme pour célébrer le succès de ce plan d’ajustement structurel. C’est la première fois que cette arnaque montée de toute pièce dans les laboratoires occidentaux et qu’on enseigne dans les écoles africaines d’Economie marche. Du moins dans l’immédiat !

Un simple lifting suffirait sans doute. Je vais lui changer de robe, lui offrir une nouvelle batterie et pour lui éviter des troubles de mémoire, j’ai ce qu’il faut : une bonne carte mémoire mini SD de grande capacité et le tour est joué.

Voilà les amis, ce qui m’était arrivé. Une opportunité de plus pour vous écrire.  Et c’est toujours avec plaisir !

L’eau de l’étranger, le totem de l’hospitalité africaine.

23 février, 2016
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EAU

Là-bas, vaut mieux l’avoir vidée en sortant de chez soi. Pas la poche, bien sûr. Je parle de la vessie. Là-bas, la cure d’eau est une affaire de solidarité envers tous. Elle est itinérante. Quoiqu’il arrive, vous ne pouvez pas louper votre coupe. La palette des menus est très variée : à laper ou à boire jusqu’à la lie, chaude, tiède ou froide, claire ou floue, minérale, naturelle, potable ou pas, c’est vous qui voyez. Et c’est gratuit ! Sauf si vous décidez de ne rendre visite à personne, le tourisme urinaire est un sport national.

Vous devez boire «  l’eau de l’étranger » avant de vous annoncer vous-même ou d’indiquer l’objet de votre visite. Sans cela, personne ne vous adressera la parole. C’est la coutume !

Cette coutume autrefois très répandue en Afrique, a toujours cours là-bas, au pays des hommes intègres et au-delà, dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, région témoin des us et coutumes millénaires s’il en fut, épicentre de l’ipséité essentialiste africaine, ultime rempart contre l’ « occidentalisation » à outrance…

C’est là-bas d’où je reviens après un bref séjour de deux semaines, presque deux ans après mon premier voyage dont le souvenir est très rattaché à la notion de thermomètre car, entre Avril, Mai et Juin, Monsieur Celsius est de très mauvaise humeur !

Le mois de Février en revanches’est montré très tendre avec nous. Voire rafraîchissant à certaines heures de la nuit.

Le cœur a sa météo que la météo ne saurait influencer. Quand vous êtes amoureux, vous avez l’air guilleret et le cœur léger. Vous voyez des nuages là où le ciel est dégagé. Et inversement…

Je suis allé… comment dire déjà ? Me fiancer ! Et chaque fois que nous allions, mon père, ma sœur et moi rendre visite à notre belle-famille, nous avions droit à ce breuvage qui n’obéit à aucune une convention, selon une notion élémentaire héritée de l’école primaire : inodore, incolore, sans saveur…

Au-delà du protocole hospitalier, mon esprit vagabond m’a conduit sur des travaux de réflexion hydrauliques :

  • L’eau est la source de la vie. Or, j’entre dans une autre dimension de ma vie d’homme. C’est donc un baptême que je reçois.
  • L’eau constitue plus de 60% de notre organisme. C’est un rappel à l’humilité. Même sous la cape de Cupidon, je ne suis qu’un humain !
  • L’eau purifie le corps. Je dois donc avoir le cœur léger et entrer dans cette entreprise qu’est le mariage sans réserve et sans remords.
  • L’eau désaltère. Sous les tropiques, les dards du soleil sont domptés par l’eau dont on s’hydrate. La science, ça les connaît !
  • L’eau, avec la terre, le feu et l’air, fait partie des quatre éléments fondamentaux. Par conséquent, je suis renforcé et revivifié à chaque gorgée.
  • Dans un futur proche et sombre, l’eau va devenir une denrée rare. Elle se vendra au baril à des prix exorbitants. Aujourd’hui, comme une primeur, on me l’offre sans que j’eusse à demander ! Je suis donc un privilégié et un hôte de la plus haute importance. Bah quoi ! 
  • L’eau est un conducteur d’énergie. Elle permet de débloquer des liens. Elle constitue mystiquement un pont entre plusieurs traditions et coutumes. Elle est un élément indispensable pour opérer le passage d’un univers à un autre. Moïse est bien passé par la mer rouge pour échapper à la servitude des Pharaons, non ? Même si cette eau était salée, c’était tout de même… de l’eau !
  • L’eau déride le visage et contribue à longévité de la vie, au bien-être et au rajeunissement. Là-bas, l’eau vedette s’appelle «  Lafi ». Ce qui signifie «  Bien-être ». Je n’invente rien. On pourrait continuer indéfiniment…

In fine, ce que je trouvais banal au début est finalement empreint de beaucoup de sens et constitue une grande richesse culturelle.

Je suis content d’avoir bu de cette eau. L’ayant bu, j’ai acquis la citoyenneté du cœur. Je ne suis plus un étranger ! Désolé, Camus !

De vous à moi. Franchement !

8 janvier, 2016
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BOLO

Il y a quelques jours, nous avons fait une infidélité à l’an 2015, en le jetant dans les poubelles de l’histoire avec grand bonheur, au rythme de youyous jouissifs et d’accessoires pyrotechniques. Comme le commun des mortels a l’habitude de le faire chaque année. Eternel recommencement des choses alors que le temps n’attend pas et poursuit inexorablement sa course infinie, sous notre regard impuissant, dépités de ne point l’arrêter pour capter nos instants les plus magiques. « Mortels ». Le mot est lâché. Ce mot devrait agir sur chacun d’entre nous comme un calmant et un anesthésiant car il illustre à lui seul la vacuité et la vanité de la vie, avec l’implacable vérité indémodable : dans la tombe, nous sommes tous pareils. Aux vers de terre voués, il n’y a pas de morts VIP. Nous ne sommes que poussière !

Le vent glacial de ce matin a châtié mon mutisme. Je me suis regardé tout à l’heure dans l’ascenseur. Les cheveux gris commencent à prendre racine sous ma nuque. Ce ne sont pas les mêmes que je m’amusais à arracher dès l’âge de 11 ans. Cette fois-ci, c’est l’âge qui les revendique. Je vois venir ma couronne de 36 ans et je pense d’ici à 4 ans ne rien usurper en disant à un adolescent  avec un air de bibliothécaire « tu sais, petit, quand j’étais jeune… »

C’est un âge décisif en même tant qu’il coïncide avec cette année de malheur : 2016. Une année piégée par des élections partout en Afrique où la Démocratie des valeurs a cédé la place à la Démocratie des intérêts. Où la jeunesse pourtant majoritaire peine à se défaire d’une gérontocratie devenue encombrante et dépassée par les enjeux du moment.

Je me dis que je devrais peut-être davantage m’engager dans le débat public et « l’ouvrir » un peu plus souvent pour aider à la mise en place d’une dynamique qui donne la place à la parole controversée et à la différence d’opinion sans pour autant que cela ne soit considéré comme un délit.

J’envisage de remettre sur pied mon site d’information www.lemarigot.com

Un mot me fascine depuis le début de cette année : l’acrasie. C’est cette mauvaise manie que nous avons d’aller à l’encontre de bonnes résolutions que nous nous sommes pourtant engagés d’honorer. Il faut obtempérer devant la bonne chose à faire.

Je travaille à devenir meilleur homme que je ne l’ai été jusque-là. Depuis le temps que je me dis que je dois faire publier mes ouvrages, il devient impérieux de le faire cette année, même en cassant ma tirelire.

Me Marier ? Oui, je vais m’y mettre aussi. Et faire quelques gosses, pourquoi pas…. Derrière chaque homme se cache une grande dame dit l’adage. J’ai récemment appris par un ami qui m’est très cher que la femme est un moteur pour l’homme. Elle le façonne et le modèle.

La Bible dit que celui qui trouve une femme trouve le bonheur. Elle est donc à la frontière du classico Bonheur/Malheur. Car si vous tombez sur la mauvaise, votre vie est fichue ! J’ai l’intime et ferme conviction d’avoir trouvé ma perle rare et je compte bien la garder auprès de moi pour toujours !

Faire de la Politique ? La Politique devrait toujours être un moyen pour améliorer la vie de ses concitoyens et non pas un moyen de contrition pour les exploiter, les assujettir et les opprimer.

Il est vrai que la morale en Politique est une boutade et que les deux ne vont pas ensemble. La Politique, ça vous change. Que vous le vouliez ou pas.

Je préfère être de l’autre côté de la vitre et continuer à dénoncer ce qui ne va pas tout en travaillant à obtenir le résultat inverse.

La meilleure arme pour le changement c’est l’éducation. Il n’y a pas plus dangereux qu’un peuple privé d’éducation. Un peuple dont on bride la bouche pour déstriduler sa clameur.

C’est pourquoi je me suis résolument engagé avec Diable Rouge Concept. C’est un investissement à long terme car si la génération à laquelle j’appartiens se voit voler ses rêves, celle qui vient ne lâchera rien. Elle sera plus pugnace, plus exigeante, plus vigilante. Et c’est notre devoir de l’y préparer.

Cette année sera décisive pour nous. Je le sens. Je le sais. Nous allons au-devant de grandes choses. Il nous faut nous armer de beaucoup de courage.

Je demande à mes compagnons de lutte de se tenir prêts. Nous allons monter d’un cran. Ça va tanguer un peu mais nous devons tenir bon. Il le faut pour les enjeux que cela implique. Nous avons l’obligation de ne pas faillir. La défaite n’est pas une option.

Bonne et heureuse année à tous ! Meilleurs vœux à vous !

 

Obama et la quéquette des tarlouzes

29 juillet, 2015
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Obama et la quéquette des tarlouzes dans Liens obama-kenya-crowds_3388004b

Voilà un titre qui ferait hurler les sponsors du genre ambigu. Ça en devient gênant de voir un président noir prendre la cause des homosexuels et vouloir coûte que coûte défendre leurs droits dans une société puritaine où les bijoux de famille ne font pas l’objet d’une vente aux enchères.

Il l’a fait au Sénégal. Le Président Macky Sall lui a opposé les préoccupations des dakarois tenus en respect par le yoyo régulier des délestages de la SENELEC et aspirant à de meilleures conditions de vie. Campé dans une posture akuna matata, il remet ça au Kenya, le pays de son père !

Cette obsession en faveur de la cause LGBT fait d’Obama un mécène en la matière. Même Malik, son demi grand frère kényan s’en offusque.

Il lui fait remarquer que si leur père faisait partie du peuple de Loth (sodomites), Barack n’aurait sans doute jamais existé et ne serait pas devenu l’homme le plus puissant du monde qu’il est aujourd’hui !

Le mode de pensée africain est rétif et bancal nous rétorqueraient les esprits FULL HD. C’est tout à leur honneur !

On a entendu Barack Obama menacer que l’Afrique n’avait pas besoin  » d’hommes forts  » mais d’institutions fortes. Sur le terrain, rien ne se passe. On voit tous les jours des dictatures se durcir un peu plus et des personnages sinistres prendre en otage des peuples sans que, au nom de l’imbécile diplomatie, on n’appelle un chat par son nom et que la « communauté (d’intérêts) internationale » ne se mobilise pour nous aider à dégager ces guignols de dirigeants que, par ailleurs, elle a eus la malice de nous imposer !

Même s’il est vrai qu’en Afrique quand nous parlons de « la chose », elle renvoie irrémédiablement à zizi ou zaza dans l’imaginaire collectif – ce dont, pour vous convaincre, pourrait nécessiter l’épistémologie de l’œuvre de Soni Labou Tan’Si – ce n’est pas à elle que nous nous référons lorsque nous vous demandons de prendre la chose en main. Pensez-vous, Monsieur le Président ! On vous aurait, pour cela, équipé d’un gel qui convienne !

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