Univers Manchettellesque

La couleur de peau est un détail auquel la pensée universelle ne doit jamais s’arrêter !

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  C’est la coqueluche des entreprises modernes, le remède miracle, le produit de l’année, le must le plus prisé. 

Les économistes appellent cela l’économie des coûts. Cost savings en Anglais. 

Parmi les expressions les plus courantes « régime minceur » me prête à sourire. 

Tous, des euphémismes qui cachent mal un malaise, depuis la faillite de Lehmann Brothers aux Etats-Unis le 15 septembre 2008, qui a entraîné dans son sillage la récession économique dans ce grand pays puis dans certains pays d’Europe. 

On assiste à une décadence des mœurs d’antan. Une part de notre humanité qui s’étiole, au nom de la crise. 

Dans un avenir proche, la générosité, l’altruisme, seront bientôt considérés comme des défauts à bannir, des produits périmés, car conduisant à l’échec. Business is Business ont coutume de dire nos cousins Américains. 

Les mignons slogans comme win-win (gagnant-gagnant), we are partners (nous sommes partenaires) ont l’air has been devant la mine patibulaire des employés chevronnés qui font de l’haltérophilie cérébrale en première ligne pour sauver le navire, sans que leur bulletin de paie ne connaisse une grosseur de régime !

Pas d’augmentation de salaire. C’est le bug managérial, le mot tabou à ne pas prononcer en face de son employeur, surtout par les temps qui courent, un sésame négatif en quelque sorte ! 

Il faut tirer la sonnette d’alarme.  A propos, il me vient à l’esprit, une phrase de Churchill pleine d’illustration :  « Si on ne prend pas la crise par la main, c’est elle qui nous prendra par la gorge » Tous les regards sont tournés vers le bénéfice, plus de gains à engranger à moindre frais, alors que la motivation des ressources humaines qui produisent l’activité s’en trouve affaiblie, ce qui déteint indéniablement sur l’efficacité du personnel et partant, sur la qualité, qui devrait être un label d’exigence. 

Les réunions de crise se succèdent dans les bureaux mais on n’y parle que de chiffres, de plans de réduction des coûts, pas de l’état psychologique du commis qui s’est transformé en zombie et qui cauchemare sur son boulot, même quand il est en congés. A se demander si une autre vie est possible en dehors du travail.  Les primes sautent une à une, comme les maillons d’une chaine ; le coût de la vie galope, mais pas question de toucher au portefeuille.  Devant une telle austérité, il faut craindre que cette mode managériale, drainée par l’effet boule de neige, ne s’installe malicieusement dans la vie courante.  De quoi donner des sueurs froides aux ménages qui, par nécessité se serrent déjà la ceinture. 

Devant le triste spectacle de l’appétit d’ogre du capitalisme mondial, la satisfaction d’être un quidam de villageois n’a jamais été un aussi grand privilège, menant une vie paisible, ne connaissant pas le stress et les mécanismes volatiles de la bourse. 

Emile Chartier pourrait bien ravaler sa langue, lui qui écrivit dans Eléments de Philosophie que « le travail est le premier fruit de la sagesse » ! 

11
nov 2008
Posté dans Non classé par vanmanchette à 9:56 | Pas de réponses »

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 J’ambitionnne le projet de faire un abécédaire sur les prénoms Français qui suggèrent des mots, des attitudes et des expressions.

Si vous avez des prénoms à me suggérer, n’hésitez pas à m’en faire part.

Jules. 

C’est fort connu pour les filles. Il faut bien en avoir un !

Mais on peut s’en passer si on vient de Calesbie, le pays des lesbiennes, comme dit Guy Montagné dans « cours d’histoires drôles ». 

Très pratique comme gadget. Ça peut beaucoup aider, si vous voulez beurrer les tartines du bon côté.

 Il peut aussi vous accompagner n’importe où et, pourvu que vous haussiez le ton, de temps à autre, vous prendrez le dessus sur lui !

Par contre, ne comptez pas trop sur lui pour vous enlever un poids sur le cœur. Il vous en rajoutera toujours, tellement il est généreux ! 

Le plus célèbre des Jules est « César ». 

Germain. 

C’est le parrain de l’esprit de famille.

Il sponsorise les câlins, les retrouvailles, les accolades et peut être une unité de mesure en cas de partage. Ainsi donc, on parle de cousins germains et de frères germains.

Les filles s’y sont mises depuis, avec Germaine. 

Pierre

C’est le roi des pitres.

Son géniteur grimpait déjà sur les oliviers, quand le Christ se retirait dans ces appartements privés, dans les montagnes de Galilée et de Judée.

C’est aussi lui qui a permis la première greffe de l’oreille, la plus parfaite jamais accomplie. C’est peut-être de là que vient l’expression « faire d’une Pierre, deux coups », puisqu’ayant arraché l’oreille du soldat venu arrêter son maître, sous les ordres de celui-ci, il recolla l’oreille. 

D’autres expressions se rapportent à ce prénom, telles « avoir un cœur de Pierre », « Jeter la Pierre », « marquer d’une pierre blanche… » 

Jean. 

C’est un prénom hébreux francisé qui dérive de Yohànan, signifiant « Dieu a pitié ».  Plusieurs personnes à qui l’on a donné ce prénom sont habités par un complexe d’infériorité parce que tout petits, on les a habitués au « petit Jean ». Le plus connu d’entre eux était le plus aimé du fils de Dieu.

Et on en a connu en France qui avait pour profession de raconter des histoires !

Nos enfants en apprennent parfois par cœur, pour passer en classe supérieure.

Ce Monsieur, c’est Jean De La Fontaine.   

11
nov 2008
Posté dans Non classé par vanmanchette à 9:27 | 1 réponse »

Bonjour.

La rédaction de mon recueil de poèmes intitulé  »FEUX VERS » a été achevée tout récemment.

Je suis actuellement en négociation avec mon éditeur Edifrance, pour la finalisation du contrat de publication.

Si tout va bien, mon recueil sera publié d’ici Juin 2009, suivi de mon tout premier roman en cours de finition  » Bracelets de la honte »  et dont j’aurais l’occassion de présenter quelques extraits sur mon blog.

Ci-après le poème Bible du poète, tiré du recueil « FEUX VERS »:

La bible du poète  livreouvert.gif

 

Le dictionnaire est pour moi devenu une bible 

Chaque mot à mes yeux, tel à Pierre, est un verset. 

Chaque jour, verset après verset, j’en défais les énigmes 

A l’ombre des assonances, je me sens réconforté.

Vous êtes les douze apôtres de mes cris somnambulesques. 

Avec moi, dans mes voyages, mes mirages et mes frasques. 

Je vous vois sur le mont des oliviers, cueillir des vers rongés. 

Vous buvez mes mots impétueux comme des versets sacrés !

Voici mon évangile fébrile sodomisé que je crache sur le pupitre ! 

Riez ou pleurez si vous voulez, mais ne me prenez pas pour un pitre ! 

Vous verrez en parcourant ma bible avec transe épitre par épitre, 

Que la vie n’est qu’un vain qu’on écume chaque jour, litre après litre !

Ma genèse c’est moi, mais c’est vous qui en êtes l’apocalypse 

Car le temps qui m’est échu ici bas, déguerpit comme une éclipse. 

Je joue avec les mots, comme pour dompter les noirs fétiches. 

Avec l’épée de Damoclès, je sabre et pourfends les hémistiches.

Rimes pauvres ou riches, plates, rondes ou croisées, je vous épouse. 

Venez nombreuses, vous enivrer de vers luisants dans ma bouse ! 

Avec les acrostiches latins, nous allons faire une partouze !   

Je compterais doctement mes alexandrins, douze par douze. 

7
nov 2008
Posté dans Non classé par vanmanchette à 9:42 | 3 réponses »

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Quelle galère quand vient le moment fatidique que celui de faire savoir à son futur beau-père (qui parfois ignore jusqu’à votre existence) la noble intension que vous avez de prendre sa fille sous votre aile et de lui signifier l’insigne honneur que vous avez d’être son beau-fils !

Tout récemment, un compatriote était venu me demander de l’aider à rédiger une demande en mariage. J’ai trouvé cela amusant, d’autant plus que j’étais en panne d’inspiration. Je lui ai donc prêté mes services.

 Voici donc ce que je lui ai suggéré, si cela peut vous inspirer, vous aussi qui êtes épris de ces êtres étranges mais nécessaires, comme dirait le brave Epicure:

Bonjour, 

La révérence habituelle que nous devons à nos pères et l’appréhension de ce que l’on ignore m’ont longtemps retenu d’entreprendre cette démarche, avant que la sagesse des hommes mûrs ne me convainque de cette nécessité. 

Aussi vous prié-je de pardonner à un inconnu de vous écrire. 

Aussi sûr que je le suis de ma propre existence, il ne fait pas de doute quant aux sentiments que j’éprouve envers votre fille. 

C’est de loin la personne la plus agréable qu’il me fut donnée d’approcher. 

J’aime votre fille. D’un Amour si pur, si chaste, si noble que je viens quérir votre bénédiction et votre protection pour rendre publique notre relation. 

J’ai pris le soin d’avertir mes parents à propos de mes nobles intentions. 

Si votre cœur souhaite tout le bonheur de votre fille, je vous prie de bien vouloir m’accorder sa main. 

Je souhaiterais vivement vous rencontrer de visu, hélas, les contraintes géographiques m’imposent, pour le moment, une démarche épistolaire. 

Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, je vous prie de croire, Monsieur, à mes bonnes intentions et en ma loyauté.

Votre futur beau-fils, 

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